Le sommet des défis : l’ascension du Kilimanjaro

Reconnue pour sa volonté de fer et sa prédisposition naturelle à vouloir relever les défis les plus ardus, Dre Blackburn s’est lancée dans une aventure peu commune… du moins pour ceux qui connaissent si bien son côté ‘girly’ !

En janvier 2018, celle qui n’avait jamais escaladé aucune autre montagne, aussi modeste soit-elle (non, même pas le Mont St-Bruno !), Dre Blackburn s’est livrée à un exercice d’endurance extrême que même certains des sportifs les plus aguerris auraient du mal à contempler, soit l’ascension du gigantesque et majestueux Mont Kilimanjaro, en Tanzanie.

L’un des plus imposants sommets au monde, le Kilimanjaro est une destination prisée pour le tourisme extrême.

« Quand mes amis m’ont dit qu’ils organisaient ce voyage, j’ai tout de suite dit oui ! Mais je n’avais aucune idée dans quoi je m’étais engagée. Pour tout dire, le commis du magasin spécialisé en randonnée, où je me suis rendue en vue d’acheter mon équipement, a pratiquement ri de moi quand je lui ai dit que je partais au Kilimanjaro, » révèle, sourire aux lèvres et regard pétillant, Dre Blackburn au sujet de ses préparatifs de voyage pour faire du tourisme extrême.

Le groupe du Québec avec lequel Dre Blackburn est partie en expédition avait tenu à jumeler son aventure à une cause importante, soit la Fondation Edouard et ses Étoiles au profit des enfants atteints du cancer. Personne de cœur comme elle est, Dre Blackburn a, elle aussi, amassé des fonds. Au cours du mois de novembre 2017, tout en solidarité la Clinique DGB s’est jointe au partage en versant une tranche de 20 $ sur chaque seringue d’agent de comblement en traitements dermo-esthétiques.

L’épreuve de l’ascension

Lors de l’escalade d’un colosse montagneux comme le Kilimanjaro, le corps doit non seulement s’acclimater au froid qui, avec son énorme amplitude, peut passer de 0° à -20° degrés celcius en une seule journée, mais aussi s’adapter à respirer un air beaucoup plus pauvre en oxygène ce qui peut provoquer le mal des montagnes, mortel dans les cas les plus extrêmes.

« La profondeur de la respiration augmente et le corps produit davantage de globules rouges. Et quand on arrive au sommet, ça devient même difficile de parler, explique Dre Blackburn. Ce qui fait qu’on est vraiment seul avec soi-même. »

En effet, les coéquipiers de Dre. Blackburn, racontent aussi en quoi cette épreuve d’endurance peut être difficile à surmonter.

« Le dernier sommet est l’un des plus difficiles à conquérir. On a commencé à escalader à minuit, après avoir marché toute la journée précédente (environ 10 heures). Il faisait froid et on marchait tellement très lentement pendant sept heures. Si on s’arrêtait plus de trois minutes, on gelait littéralement. C’est un effort mental incroyable qui demande une volonté de fer. Et Gen a toujours fait preuve de générosité, physiquement et mentalement, envers tout le monde. Il y a des gens qui ont été malades, et nous étions chanceux d’avoir un médecin comme elle parmi notre équipe. C’est vraiment une personne authentique. »

Force mentale extrême

« Il ne faut pas avoir peur de faire partie d’un groupe quand on fait une escalade de cette envergure, renchérit Dre Blackburn. Parce qu’on finit par se connaître très intimement. Juste pour faire ses besoins, il n’y a pas de toilettes privées, et tout le monde est autour de soi. Donc, on imagine un peu comment ça se passe… »

Lorsqu’on leur demande s’ils ont été étonnés de voir Dre Blackburn se joindre à une expédition aussi rigoureuse, la réponse est unanime : pas du tout!

« Lorsque je l’ai invitée à m’accompagner, je croyais qu’elle m’aurait dit que j’étais folle… Mais elle a tout de suite dit < oui, let’s go !’ > Elle a un esprit d’aventurière comme moi, immédiatement elle voyait le défi et l’enrichissement qui en découleraient. Et on ne s’avait pas à quoi s’attendre ! »

Malgré les heures insurmontables à marcher à petit pas (les guides répétaient sans cesse < pole pole >, ce qui signifie lentement en swahili, pour apprivoiser la montagne sans se rendre malade), « Gen a toujours été positive et farceuse. Elle n’a jamais hésité une seconde à aider les autres à contrôler les effets secondaires du mal des montagnes, ainsi que certains autres malaises qui peuvent se produire en altitude extrême. Elle nous a toujours aidés à garder le sourire. »

Une fois redescendue… sur terre… quand on demande à Dre Blackburn si elle referait cette épreuve ultime, elle répond, du tac au tac : « Je l’ai fait une fois l’escalade du Kilimanjaro, alors ça c’est réglé. Mais je suis game pour un autre grand défi, n’importe quand ! Quand je veux faire quelque chose, je me lance à fond. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

420, rue McGill, bureau 402
Montréal (Québec) H2Y 2G1